Prévention des risques majeurs

Prévention des risques majeurs

LE RISQUE INONDATIONS

Il est le plus présent et se décline sous deux formes sur la commune :

  • inondation provenant de la crue du ruisseau local le Rieu.
  • inondation provenant de la crue du Rhône (Grand ou Petit Rhône).

Plus ou moins directement, ce risque est lié aux précipitations.

Crue du Rieu rue de Beaucaire en 1973

Le Rieu est pour sa part directement et immédiatement impactée par les précipitations reçues sur la commune et sur les zones alentours (Garons, Jonquières/Manduel). L’annonce de fortes précipitations doit donc mettre en vigilance les quartiers d’habitations riveraines du cours d’eau. Généralement ces fortes précipitations nommées “phénomène cévenol” concernent la région sur la période d’octobre-novembre voire parfois février-mars.

A une toute autre échelle pour le Rhône, c’est généralement une combinaison simultanée de phénomènes (crue du fleuve + remontées marines) qui constitue le risque de surverse ou de brèche de digue entrainant alors l’inondation. Plus de la moitié du territoire de la commune peut alors être impacté sur plusieurs semaines. La dernière inondation du Rhone ayant touché la commune s’est déroulée en décembre 2003 ; la précédente était en 1840.

 

Mesures engagées :

  • Concernant le Rieu: la commune a réalisé un système de stockage et de déviation de crues notamment avec l’utilisation des diverses carrières du plateau alors utilisées en un réseau de bassins écrêteurs.
  • Concernant le Rhône, c’est à un échelon interrégional que le traitement de son cours est effectué avec outre le rehaussement, renforcement et surveillance de ses digues, l’installation de diverses stations de suivi en temps réel de son débit. Coté commune, l’objectif étant avant tout l’information et la mise en protection de la population, un système de télé-alerte a été mis en place ainsi que l’établissement d’un Plan Communal de Sauvegarde (PCS). Ces deux outils étant également utilisés pour la gestion des autres risques.

 

Bien que la commune ait mis en place divers moyens de sécurisation, il appartient à chacun de faire preuve d’une vigilance sereine et de s’informer.

 

Suivre l’évolution météo.

 

Suivre l’évolution du débit du Rhône :

 

Voir les zones inondables de la commune (Plan local d’Urbanisme)

 

 

Si vous arrivez sur la commune ne pas hésiter à vous renseigner auprès des voisins ou des services de la mairie sur les risques concernant votre quartier

 

 

LE RISQUE INcendie

Il est particulièrement lié à la présence d’espaces boisés composés de résineux et de périodes accentuées de canicule et de sécheresse.

Mesures engagées :

Ce sont avant tout des actions de prévention et de sensibilisation au débroussaillement et le rappel régulier de règles de sécurité notamment en période de sécheresse, de forte chaleur ou de vent.
Les conditions météorologiques (vent, chaleur, hygrométrie, sécheresse) ont une grande influence sur la mise à feu et la propagation des incendies. Si vous constatez au moins l’une de ces conditions : soyez vigilant !

 

Un rappel (à tous les propriétaires) des règles de débroussaillement :

En savoir plus sur le débroussaillement

Le débroussaillement et sa réglementation

Rester informé
Sur les incendies en cours : https://feuxdeforet.fr/

LE RISQUE CANICULE

La canicule est définie comme un niveau de très fortes chaleurs le jour et la nuit pendant au moins trois jours consécutifs. La définition de la canicule repose donc sur deux paramètres : la chaleur et sa durée.
Une notion qui doit être complétée depuis l’été 2019 avec le terme d’intensité : certaines journées ayant atteint des seuils de température de 40 à 42°C pouvant représenter dès lors pour des personnes fragiles ou toutes activités physiques sans précaution, un risque immédiat.
NB : ce risque peut s’accentuer notamment avec la prise de certains médicaments. Ne pas hésiter à se renseigner auprès du médecin traitant).

Quels sont les risques liés à la canicule ?
Ils impactent directement la santé, pouvant aller de la simple fatigue passagère et à un manque d’appétit jusqu’à la perte de connaissance avec un pronostic vital engagé (difficulté de respiration, arrêt cardiaque).

 

Mesures engagées
C’est avant tout la prévention auprès de la population.
A la demande du Préfet, le maire peut également prendre des mesures de sécurité (interdiction d’organisation de manifestation sportive, fermeture d’école, ouverture d’espace d‘accueil et de repos climatisé…) et engager les procédures du plan dit Canicule.
Ce dernier consiste notamment à la visite régulière des personnes fragiles recensées sur la commune.

VOIR

Télécharger les conseils face à la canicule

 

 

LE RISQUE MOUVEMENT DE TERRAIN et SISMIQUE

Il correspond à un déplacement plus ou moins brutal du sol ou du sous-sol.

Pour la commune, le risque sismique est considéré comme faible (zone de sismicité 2/5) dans le document départemental des risques majeurs réalisé par les services de la Préfecture.

Concernant les mouvements de terrain type glissement ou coulées de boues, l’histoire de la commune même récente en relève à plusieurs reprises (1784, 1865, 1889, 1980, 1987, 1994, 2003, 2014) autour du site de la colline du château.
Ces évènements résultent de la combinaison de la nature des sols (des marnes et argiles) avec des périodes de pluies abondantes et consécutives, le tout accentué souvent par l’excavation des talus par les riverains.

 

Mesures engagées
En matière de sismicité : compte tenu du risque faible, seuls des conseils de prévention à la population ont été inscrits au DICRIM
Concernant les glissements de terrains et coulées de boue. Suite au dernier évènement, la commune a fait appel aux services BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) pour un diagnostic et contrôle.
La conservation de la végétalisation du site a un rôle important.
L’excavation des talus en bermes verticales ou leur creusement est à éviter.

AUTRES RISQUES

La Préfecture du Gard a établi un document sur les risques majeurs potentiels pouvant survenir sur le département.

Consulter le document 

Concernant la commune, outres les risques naturels, deux risques technologiques peuvent concerner la commune.
La fuite ou émanation de matière dangereuse
La commune étant traversée par deux voies importantes RD 6113 et A 54, un accident peut concerner un véhicule assurant le transport de matière dangereuse pour les personne ou l’environnement voire inflammable avec dégagement d’émanation nocive.

  • Le risque radiologique.

Dans un rayon de 150 km autour de la ville, 3 centrales nucléaires sont implantées : Marcoule à 46 km, Tricastin à 66 km et Cruas à 100 km. La présence de ces centrales et l’orientation des vents dominants peut présenter un risque pour la commune qui a dû prévoir dans ses actions de sécurité, la mise en place d’un plan de distribution de comprimés d’iode.

Lors des accidents de centrale nucléaire, de l’iode radioactif peut être rejeté dans l’atmosphère. Cet iode, inhalé ou avalé, se fixe sur la thyroïde et entraîne une survenue du cancer de la thyroïde autour des lieux d’accidents. L’idée du comprimé est de saturer la thyroïde avec de l’iode sain afin que l’iode radioactif ne puisse se fixer.

NB : Précision importante, il est absolument inutile de prendre de l’iode bien à l’avance en prévision d’un incident futur. L’effet n’est efficace que si le comprimé est pris au bon moment.

LE PLAN COMMUNAL DE SAUVEGARDE

Créée par la loi du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile, le plan communal de sauvegarde (PCS) est un outil opérationnel de gestion de crise qui doit permettre aux maires d’affronter une situation exceptionnelle sur le territoire communal (tempête, canicule, accident, inondation, catastrophe naturelle..) impliquant des mesures de sauvegarde de la population.

Arrêté par le maire, le PCS complète les dispositifs de secours des services de l’Etat. Il définit, sous l’autorité du maire, l’organisation prévue par la commune pour assurer l’alerte, l’information et la protection des populations. Le PCS qui est à l’usage du maire et de son équipe municipale s’appuie sur une analyse des risques majeurs auxquels est exposée la commune.

Le PCS de la commune a été :

  • adopté par arrêté du maire en 2008
  • actualisé en 2009 et 2014
  • complété avec l’intégration du plan iode en 2015
  • actualisé en 2019

Il est complété d’un DICRIM (document d’information communal sur les risques majeurs) qui est un support d’information à l’usage des habitants. Ce document décline par fiche les risques majeurs identifiés sur le territoire de la commune et précise comment la population serait alertée en situation de crise et quelles sont les consignes de sécurité qu’elle devrait alors appliquer.

Consulter les fiches DICRIM